Publié le 16.12.2020

Meilleurs voeux !


  • Chers amis du Bol d'Or Mirabaud,

    Le Comité d’organisation tient à vous transmettre ses meilleurs vœux en cette fin d’année. Nous vous souhaitons chaleureusement une bonne santé, à vous et à vos proches, et espérons de tout coeur que vous n'avez pas été trop affectés par le contexte sanitaire du moment. 

    Tournons-nous maintenons vers l’avenir, avec optimisme : le Comité d’organisation et le Cercle de la Voile de la Société Nautique de Genève travaillent activement sur le BOM 2021. Le concept de la course sera évidemment adapté à la situation sanitaire du mois de juin prochain. La régate aura lieu, nous l'espérons de tout coeur, avec des animations à terre et des festivités adaptées en fonction des mesures en place.

    Nous nous projetons ainsi vers l'avenir grâce au soutien de nos fidèles partenaires, qui nous ont accompagnés dans cette période difficile et demeurent engagés à nos côtés. Nous les remercions chaleureusement, et nous réjouissons de vous retrouver en juin prochain dans un club flambant neuf. Pour ceux qui ne l’ont pas encore visitée, la Société Nautique de Genève a bien changé: le port a été agrandi, le bâtiment des sports inauguré et le nouveau tender est fraîchement terminé !

    Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année et une année 2021 plus clémente, joyeuse et surtout vélique !

    Le Comité d’organisation du Bol d’Or Mirabaud

    - Personnalités -

    José Bonny - 40 ans dédiés au BOM

    © Marc Fries

    C’est avec humilité que José Bonny raconte ses 40 ans de bénévolat au Bol d’Or Mirabaud, 23 ans au sein du Comité d’organisation et trois éditions en qualité de président (1996, 1997 et 1998). En oeuvrant « selon mes capacités et surtout avec des bénévoles en or », sourit celui qui était à l’époque président des trois grandes courses de la SNG : le Bol, la Translémanique en Solitaire et les 100 milles de pentecôte.

    Membre du club depuis 1976, José Bonny s’est rapidement investi en tant que bénévole. « Je voulais participer activement à la vie du club, vivre cette dynamique. Je recommande d'ailleurs à chaque membre de le faire, et de s'investir dans le cadre d'une manifestation afin de contribuer ainsi activement aux activités du club. »

    Ce qu’il garde de ses années de présidence, c’est avant tout un esprit de camaraderie. « Tous les bénévoles oeuvrent ensemble et avec le personnel de la Nautique envers le même objectif : réussir cette fête du lac. L'ambiance de la course est l’aspect le plus important du BOM, et j’espère de tout mon coeur qu’elle sera conservée dans le futur. Tout le monde ne vient pas pour la gagne, mais pour cette ambiance. Et pour l’aller-retour en passant par le Bouveret ! 

    J’ai présidé la manifestation pendant trois ans, car c’est un principe qui me semble adéquat : la première année, tu regardes ce qui existe. La deuxième, tu apportes ta touche personnelle. Et la troisième, tu mets en oeuvre ce que tu as appris lors des deux premières éditions. Mais c’était plus facile d’être président en 1996 qu’aujourd'hui », estime-t-il. « Nous avions moins de comptes à rendre à nos partenaires, et nous étions beaucoup moins nombreux. Imaginez: nous avions deux bénévoles qui rédigeaient des textes. Et nous partions à Berne, chez notre éditeur, pour réaliser la revue de la manifestation ! Puis j’ai engagé une personne en charge de la communication, afin de professionnaliser ce poste dès 1997.

    Un autre fait marquant de ma présidence à été la création du Bol de Vermeil. L’arrivée des multicoques a été beaucoup décriée, et nous avons donc mis en place le classement monocoques et son Bol de Vermeil. J’ai été soulagé que mes successeurs pensent comme moi et le maintiennent jusqu’à aujourd’hui ! Depuis,  je suis passé par tous les postes imaginables en tant que bénévole, même barman, en compagnie de mon épouse Isabelle, elle aussi bénévole depuis plus de trente ans! J’ai fait des rencontres magnifiques. Certains bénévoles n’étaient même pas membre du club, mais venaient chaque année afin de s’imprégner de l’ambiance de la course. Mais ce que j’ai préféré, ce sont mes dix participations au BOM en famille. Je ne suis pas régatier, mais j’ai pu participer à cette fête du lac. Et j’espère que l’âme de la manifestation restera toujours la même ! »

    - Bateau -

    Taillevent, la grande classe

    © Nicolas Jutzi

    Certains voiliers attirent magiquement les regards et suscitent l’admiration. Elégant, racé, performant, Taillevent, de la famille Engel, est l’un d’eux.  Au début des années 90, Marc Pajot se prépare en vue de l’America’s Cup 95, qui se déroulera à San Diego. Philippe Briand, l’architecte du projet, fait construire deux modèles réduits à l’échelle ½, qui s’entraînent au large de Sète. C’est de ces prototypes que Pierre Engel tombe amoureux, et qui serviront de modèle à Taillevent. 

    Taillevent est né avec pour cahier des charges de respecter l’élégance des Class America, d’être très rapide, simple et dénué de trapèzes. Construit au maximum de la jauge lémanique, à 14m20, il est le fruit d’une réduction à 60 % de la jauge America’s Cup Class (ACC 1992-2007). Il pèse cinq tonnes.
     
    La date de construction de Taillevent, 1995, coïncide avec la création du Bol de Vermeil, alloué dès l’année suivante au meilleur monocoque et attribué – à l’instar du Bol d’Or – à la première embarcation qui le remportera trois fois en cinq ans.

    Las, l’équipage de Taillevent devra se montrer patient avant de soulever le trophée : l’Italien Benamati débarque à la SNG en 1996 avec son Libera Raffica, dériveur lesté géant sur lequel quinze trapézistes font office de lest mobile. Il s’impose consécutivement de 1996 à 1998, conquérant le trophée dès sa mise en jeu avant d’être disqualifié en 1999 en raison de son bout-dehors fixe, jugé non conforme à la jauge.

    Les monotypes Psaros 40 et Taillevent prennent alors le relais, et dominent le Bol de Vermeil, se partageant l’essentiel des victoires de 2001 à 2018. Taillevent s’impose à trois reprises (2001, 2003, 2009), tandis que les Psaros 40 remportent douze éditions de la course. 

    La victoire de Taillevent en 2003 est mémorable! Sur le chemin du retour, un orage dantesque s’abat sur le Léman, qui décime la flotte des multicoques, signe l’arrêt de mort des 40 pieds de l’époque et préfigure l’arrivée des Décision 35. Taillevent traverse la tempête sans coup férir, slalome entre les multicoques chavirés et termine finalement à la 7ème place du classement scratch. Un résultat inespéré et un beau souvenir pour cette équipe, fidèle parmi les fidèles du Bol d’Or Mirabaud.

    - Vainqueurs 2019 -

    Arnaud Didisheim, Wize by TeamWork - vainqueur M2

    Vainqueur de la catégorie multicoques 2 à bord du M2 Wize by TeamWork en 2019, Arnaud Didisheim n’en était pas à sa première réussite. Déjà sacré à bord du même bateau en 2017, il avait alors établi un nouveau temps de référence : 6h11’23’. A croire que les BOM ventés conviennent à Arnaud ? « C’est vrai qu’on aime bien naviguer dans ces conditions », sourit celui qui a une vingtaine de participations à son actif
    « Tout l’équipage a un bon sens marin, une bonne gestion du risque, c’est ce qui fait la différence dans ces conditions soutenues. L’an dernier, nous avons fait une jolie montée dans le paquet de tête des M2, puis nous avons tiré notre épingle du jeu pendant le grain. Nous savions que quelque chose de très fort nous arrivait dessus et nous avions déjà préparé le petit foc. En voyant arriver le grain au loin, nous avons affalé le gennaker. Après une phase à sec de toile, nous avons remonté le foc puis la grand-voile. Sans doute un peu trop tôt, car un deuxième coup de vent est arrivé, mais c’était trop tard, nous ne pouvions plus affaler et devions avancer ! Nous avons fait le choix de nous positionner mi-lac pour être loin des côtes pendant le grain, ce qui nous a permis d’avoir toutes les cartes en main au moment de repartir. Et cela a marché ! Le Ventilo M2 se navigue comme un gros dériveur », conclut Arnaud Didisheim. « Il se comporte bien jusqu’à plus de 30 noeuds. Et il marche même en mer, comme nous l’avons vu lorsque nous avons emmené la flotte en eau salée. »  
     

    - Partenaires -

    Laurent-Perrier: pas de victoire sans champagne au Bol d’Or Mirabaud

    Pas de compétition sans victoire, pas de remise des prix sans champagne! Le Bol d’Or Mirabaud bénéficie du soutien de Laurent-Perrier, fournisseur officiel de champagne de la manifestation. Frédéric Panza, directeur-adjoint de Laurent-Perrier Suisse, précise que l’entreprise s’est liée au Bol d’Or Mirabaud car il s’agit d’une épreuve « de notoriété mondiale, qui apporte une visibilité qualitative, d'excellence, et véhicule les belles valeurs du monde de la voile. »

    A l’instar des autres partenaires de la manifestation, le groupe apprécie les différentes facettes du Bol d’Or Mirabaud: compétition, fête populaire mais aussi générateur de développements technologiques. « Chaque année, la course est le théâtre de fabuleuses innovations et il permet de faire le parallèle avec les valeurs de la Maison Laurent-Perrier: un rôle pionnier, d'innovateur en Champagne, avec la création de vins d’exception. »

    Frédéric Panza apprécie également l’environnement exceptionnel dans lequel la manifestation se déroule: « La course permet de sublimer un merveilleux site naturel, et de se rendre compte de la chance que nous avons d'y vivre. Il est populaire, fédérateur, mais aussi festif car il lance généralement la saison d'été à Genève. Mon meilleur souvenir », conclut-il, « est l’édition 2017, disputée dans des conditions parfaites, avec un final incroyable et une arrivée dans un mouchoir de poche ! J'ai eu la chance de suivre la course sur l'eau, et le puissant bateau à moteur dans lequel nous nous trouvions n'arrivait pas à rattraper les bateaux de tête sur le retour, tellement ils allaient vite ! »

    - Histoire -

    Premiers multicoques du Léman: pionniers et têtes brûlées

    L’apparition des premiers multicoques sur le Léman a généré beaucoup de passion, à l’image de ce trimaran construit par Claude Bourquin dans un appartement de la Route de Florissant à Genève, qu’il a fallu extraire par la fenêtre... © Claude Bourquin
    Les premiers multicoques apparaissent sur le Léman au début des années cinquante, dans une indifférence teintée de mépris. En 1950, Henri Copponex dessine le premier d’entre-eux, long de 7 mètres pour 2,8m de large. 

    Dix ans plus tard, on aperçoit le milliardaire allemand Günther Sachs au large de Montreux en compagnie de sa femme Brigitte Bardot, à bord du catamaran Pacific Blue. François (Kinet) Hägler, du chantier naval du même nom, est engagé comme skipper, trop heureux de balader la belle tout en dépassant des voiliers de classe métrique, encombrés par le poids de leurs appendices. 

    Quinze ans séparent le dessin du premier multicoque lémanique de la première participation de l’un d’eux au Bol d’Or: le Shark de Charles Pictet. En guise de récompense pour avoir obtenu sa matu, Pictet reçoit en 1966 un catamaran de 18 pieds dessiné par l’architecte naval britannique McAlpine Brownie, doté d’une voile lattée et - grande innovation - de deux dérives et deux gouvernails, de même que d’un trapèze.

    Pictet s’aligne au Bol d’Or en compagnie de son frère Bénédict, de Bernard Bourquin et François Devaud. Ils prévoient deux quarts avec escale technique au Bouveret pour relayer l’équipage. Les multicoques sont cependant très impopulaires à la SNG, au point que le catamaran ne reçoit pas l’autorisation de participer officiellement au Bol d’Or. 

    Il faut attendre les années quatre-vingt, et l’avènement de Philippe Stern, pour voir les multicoques s’imposer bon gré mal gré. Président de Patek Philippe, Stern remporte la célèbre course à sept reprises (un record inégalé, qu’Ernesto Bertarelli convoite avidement). Il s'adjuge définitivement le challenge du Bol d'Or en 1984. 

    Stern dispose d’un équipage de choc: le météorologue Bernard Dunand, qui a dessiné le voilier, Phil Durr, qui l’a construit et Daniel Stampfli, qui en a conçu les voiles. C’est le premier team lémanique à bénéficier d’une approche professionnelle. Philippe Stern y ajoute sa vision et sa passion pour la technologie et l’innovation, engageant la construction de quatre multicoques successifs, tous en avance sur leur temps.

    Quarante ans plus tard, les multicoques détiennent tous les records et se conjuguent à toutes les tailles. Les architectes et les marins qui s’y sont intéressés, en Suisse comme dans le reste du monde, ont complètement repensé les principes fondamentaux de la navigation à voile, en trouvant un substitut aux tonnes de plomb confinées jusqu’ici dans les quilles. Les derniers nés, les TF 35 à foils, constituent la dernière étape d’un développement phénoménal, avec leurs puissants ordinateurs destinés à calculer et implémenter les paramètres de vol. En observant l’accélération exponentielle du processus de développement technique, on se prend à rêver: mais quelle sera donc la prochaine étape?

    « Ça se passe sur les réseaux sociaux ! »   

    Au départ du Vendée Globe, le légendaire tour du monde en solitaire, sans escale ni assistance, 33 skippers ! Parmi ces marins figurent des participants au BOM. 

    Nous vous avons mis au défi de les identifier. La communauté a bien entendu trouvé le seul suisse et benjamin de la course, Alan Roura.

    Présents également dans ce club restreint Sébastien Destremau, qui a participé au BOM en Grand Surprise en 2007, il vient de faire une magnifique ascension au mât de Merci ;  et Samantha Davis qui a navigué sur le Léman en 2009 à bord de Romandie.com. Elle a dû, le 4 décembre, mettre sa course entre parenthèses après avoir percuté un ofni. 

    Nous suivons leur course avec attention, et leur souhaitons BON VENT ! 

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