Publié le 18.06.2017

Un Bol d’Or Mirabaud d’anthologie

  • La 79è édition du Bol d’Or Mirabaud a comblé les attentes des régatiers les plus exigeants, en se déroulant dans des conditions idéales, avec une bise soutenue, parfois même forte pendant la nuit. Voici un résumé des temps forts et des éléments marquants de cette édition inoubliable.

    Un podium mixte

    Deux des trois premiers du classement scratch sont des équipages mixtes; un fait suffisamment rare pour être relevé ! Grand vainqueur de l’épreuve, Alinghi s’est adjoint les services de Coraline Jonet, une régatière confirmée qui a déjà remporté quatre fois le championnat D35 sur le Léman, ainsi que le Bol d'Or Mirabaud en 2011. Deuxième du classement scratch, Ladycat Powered by Spindrift Racing est le voilier de Dona Bertarelli, qui faisait partie de l’équipage. Par ailleurs, la régatière olympique Nathalie Brugger, diplômée aux Jeux Olympiques d'été de 2008 et 2016 naviguait à bord du Décision 35 Realteam, douzième du classement scratch.


    La dynastie Psarofaghis

    Arnaud Psarofaghis, qui barrait le catamaran Alinghi, vainqueur de cette 79ème édition du Bol d’Or Mirabaud, est le neveu de Jean Psarofaghis, qui a remporté le classement scratch des monocoques (le Bol de Vermeil) à bord de Syz & Co.

    Né en 1954, « le Roi Jean » - a passé son enfance à traîner au chantier naval de Corsier Port, bricolant des coquilles de noix et retapant des Moucherons, apprenant le métier de constructeur naval. Occasionnellement toléré à bord des 6 m JI de la famille Firmenich, il a découvert la régate en tant que « petite-main », avant de devenir le formidable régatier que l’on sait. Jean Psarofaghis a remporté son premier Bol d’Or en 1978, à la barre du Toucan Psaros, construit de ses mains. Il s’est ensuite imposé en 2007, 2011 et 2014 à la barre du Psaros 40 Syz & Co, lui aussi construit par ses soins à son chantier de la Pallanterie. Sa victoire en 2017 est donc sa cinquième. Très ému lors de la célébration des vainqueurs, il a dédié sa victoire à son père, qui nous a quittés il y a peu, et salué Pierre-Yves Firmenich, « véritable moteur pour une génération de régatiers lémaniques. »

    Son neveu, Arnaud Psarofaghis, est né le 14 septembre 1988 à Corsier. Il compte parmi les meilleurs navigateurs de Suisse. Précédemment membre de l’équipe Team Tilt, il a rejoint Alinghi en 2016. Arnaud jouit d’une grande expérience en multicoques, ayant déjà navigué sur les D35, les Ventilo M2, les Extreme 40 mais aussi les AC45 et les GC 32. Il s’est également fait un nom en participant à divers championnats en Moth à foil. En 2014, Arnaud est sacré « Navigateur Suisse de l’Année » aux Swiss Sailing Awards.


    Une édition (presque) record

    Avec 567 bateaux sur la ligne de départ et 437 voiliers classés, ce Bol d’Or Mirabaud a battu les records de participation de ces dernières années et affiche une belle santé; encore loin cependant des 684 concurrents inscrits en 1990. Il y avait en revanche 125 monotypes Surprise inscrits en 2010, contre 132 cette année; record battu! Le dernier voilier à avoir franchi la ligne d’arrivée, Déluge de Sergio Cooper Teixeira, a franchi la ligne à 8 h  20’ 17’’, après vingt-deux heures vingt de course. Probablement le record de vitesse pour le dernier…!


    Un partenaire couronné

    Nicolas Mirabaud, membre du Comité exécutif de Mirabaud & Cie SA, souligne que « le Bol d’Or Mirabaud, a offert une nouvelle fois une édition exceptionnelle avec des conditions magnifiques et un final époustouflant entre Alinghi et Ladycat, deux équipes que nous prenons l’habitude de voir sur le podium. Pour ma part, j’ai vécu une aventure fabuleuse, puisqu’avec mes équipiers nous avons été récompensés de nos efforts en remportant la catégorie Surprise. Inoubliable ! »


    La classe reine du Bol d’Or Mirabaud

    Avec ses 132 concurrents sur la ligne de départ, la catégorie des Surprise a une nouvelle fois été la classe la plus représentée du Bol d’Or Mirabaud. Hormis la victoire du Mirabaud 1, qui a dominé l’essentiel de la course, Petit Tabac de Frank Reinhardt, le président de la classe des Surprises, s’est classé deuxième, devant Velasco / du Léman à l’Océan de Arnaud Machado.

    Leurs « grand-frères », les Grand Surprises, étaient au nombre de 33 sur la ligne de départ. Little Nemo a remporté la victoire. Superbe performance de Bernard Borter et son équipage, qui ont comblé leur déficit sur Apsara, grand dominateur de la première moitié de course, lors de la furieuse descente sous spi en direction de Genève.


    Pierre-Yves Jorand, le grand homme de ce Bol d’Or Mirabaud

    Membre de l’équipage d’Alinghi, Pierre-Yves Jorand a remporté hier son septième Bol d’Or, ce qui lui permet de rejoindre Philippe Stern et Philippe Durr dans le club très select des septuples vainqueurs du Bol d’Or.


    Un Président soulagé

    Rodolphe Gautier, président du Bol d’Or Mirabaud, avait de nombreuses raisons d’être soulagé au terme de ce Bol d’Or Mirabaud musclé. « La course s’est très bien passée malgré les conditions musclées, surtout pendant la nuit. Plusieurs équipages ont souffert ; il y a eu de la casse matérielle et quelques égratignures, mais heureusement rien de grave. Avec toute l’équipe d’organisation, nous accordons une grande importance à la sécurité et c’est toujours un soulagement de savoir que tous les concurrents sont rentrés au port, grâce à la solidarité de tous. »

    Alan Roura, parrain engagé

    Engagé à bord d’un catamaran Diam24od, le parrain de ce Bol d’Or Mirabaud était dans son élément avec cette puissante bise. Quatrième de sa classe, il s’est déclaré ravi de l’expérience, et heureux d’avoir participé sans pression, pour le fun, avec des copains et les préparateurs du voilier avec lequel il a disputé le Vendée Globe.


    CDE.CH remporte le classement ACVL

    Le J 70 CDE.CH, barré par Marcel Stern, remporte le classement ACVL devant le Surprise Mirabaud 1 barré par Nicolas Anklin et un autre J 70, Agera 3, de Frederik Hedlund. Le classement ACVL s’établit au temps compensé ; chaque bateau dispose d’un coefficient en fonction de ses caractéristiques, qui est multiplié par le temps de course, ce qui permet souvent à des petits voiliers particulièrement bien menés de battre les plus grandes embarcations. C’est certainement le cas cette année avec ce trio de choc, engagés sur des voiliers longs de sept mètres.

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