Publié le 07.10.2016

NEWSLETTER - OCTOBRE 2016

  • Rodolphe Gautier: « Mon rêve: la couverture TV de l’ensemble

    de la course »

    © Loris von Siebenthal 

    Après deux années réussies à la tête du Comité d’organisation du Bol d’Or Mirabaud, Rodolphe Gautier et son équipe poursuivent leur quête de nouveautés en vue de l’édition 2017.  


    Rodolphe, un coup d’oeil général sur l’édition 2016? Comment avez-vous vécu ce Bol d’Or Mirabaud de l’intérieur?

    Le Comité d’organisation s’est beaucoup investi l’hiver passé pour essayer d’apporter une nouvelle dynamique à la manifestation. Parmi les points les plus visibles, la refonte du site Internet a nécessité passablement de temps. L’occupation de l’espace à la Société Nautique de Genève a également été revu, de même que les documents de course. Ces changements, presque anodins pour les concurrents, sont en réalité autant de casse-têtes. Les retours recueillis vont nous permettre de progresser et de gommer certaines imperfections pour 2017.

    L’essentiel demeure d'éviter le couac majeur, d’où la réticence à modifier des formules bien établies. En conséquence, le Comité d’organisation avance pas à pas.

    Quelles sont les nouveautés envisagées pour le Bol d’Or Mirabaud 2017?

    Nous avons mis en place un programme sur trois ans, jusqu’au 80ème Bol d’Or, avec une volonté de monter en puissance. Le Comité d’organisation est motivé, les partenaires et le club nous soutiennent dans notre vision et les bénévoles répondent toujours présent. Avec une telle dynamique positive, il y a forcément de l’émulation et des idées qui foisonnent.

    Comment concilier le prestige et la popularité du Bol d’Or Mirabaud? Quelles mesures allez-vous prendre?

    Le prestige du Bol d’Or Mirabaud est intimement lié à son ancrage à la SNG et à la voile, sport historiquement réservé à une élite.

    La singularité de cette course, c’est que chaque année des marins d’exception côtoient des navigateurs amateurs. Les premiers viennent pour inscrire leur nom au palmarès de la course, les seconds pour participer à la grande fête vélique du Léman, qui n’a jamais cherché à être exclusive. Quasiment tout ce qui flotte avec un mat peut s’inscrire. Après, c’est surtout une question de patience pour chaque participant …

    Avec un peu de recul, on se rend compte que l’histoire de cette régate ne retient que deux informations par édition: le bateau vainqueur et le nombre de participants. C’est bien la preuve que prestige et popularité sont indissociables au Bol d’Or Mirabaud! 

    Le rêve le plus fou envisagé pour le Bol d’Or?

    Chacun a évidemment son idée. Et bien souvent cela part dans tous les sens, jusqu’à des ventilateurs solaires disposés aux endroits calmes du lac. Pour ma part, je considère que la couverture entière de la course avec des images filmées serait un vrai plus, mais cela demande des moyens colossaux, malgré les progrès de la technologie.

    Quelles sont les tâches du Comité d’organisation neuf mois avant le prochain Bol?

    Nous venons de terminer les débriefings avec nos partenaires. À cette époque, nous travaillons d’une part sur les partenariats pour les prochaines éditions et, d’autre part, sur les possibles modifications logistiques. Ensuite, nous recensons toutes les améliorations souhaitables et lançons leur mise  en œuvre, lorsque cela est réaliste. Nous finalisons par ailleurs notre plan de communication en vue de la 79ème édition. Et nous allons voir ce que font d'autres événements  comparables, comment et avec quels moyens. C’est toujours instructif.

    Jacky Touron, un bénévole heureux

    © Miguel Bueno

    Jacky Touron a d’ores et déjà mis une croix sur son calendrier 2017 à la date du Bol d’Or Mirabaud. À 69 ans, cet amoureux du monde nautique et de l’automobile se réjouit de faire partie de la grande famille des bénévoles du Bol d’Or Mirabaud. 

    « Il y a un dynamisme fou », explique Jacky. « Chacun contribue à la réussite de l’événement, et tout cela se déroule dans une ambiance agréable, où chacun prend du plaisir à travailler », poursuit-il. 

    Jacky a débuté son expérience de bénévolat au Bol d’Or en 2008, en tant que suppléant des gardes-port de la Société Nautique de Genève. Responsable de la grue depuis 2011, pour rien au monde il ne troquerait son travail. « Mon poste me permet surtout de rencontrer plein de monde. J’essaie de satisfaire tous les régatiers et surtout de prendre soin de leur matériel », explique t-il. « J’aime être bénévole car j’ai fait du rallye pendant cinquante ans et il y avait toujours beaucoup de bénévoles. J’essaie, en quelque sorte, de rendre la pareille aujourd’hui », conclut Jacky. 

    Attaché à l’ambiance chaleureuse du Bol d’Or Mirabaud, Jacky Touron espère contribuer à la réussite de cette régate incontournable du Léman pendant encore longtemps! 

    Interview croisée entre Robin Maeder, vainqueur de la catégorie C1 et Xavier Revil, vainqueur en temps réel 

    © DR

    Robin Maeder a remporté le premier BOM ouvert à la catégorie C1, sur son petit catamaran de sport Eagles 20 XXL. « C’était une expérience inoubliable! », confirme le régatier. Xavier Revil, vainqueur en temps réel, a quant à lui rapporté à l’écurie Spindrift une victoire de plus sur le Décision 35 Ladycat powered by Spindrift Racing. Deux mondes à part, que tout semble opposer. Et pourtant… Retour sur leurs Bol d’Or respectifs. 


    Gardez-vous un bon souvenir de votre Bol d’Or Mirabaud à bord d’un catamaran de sport?

    RM: C’était une expérience inoubliable! J’ai eu de longs moments avec peu de vent, idéal pour exprimer tout le potentiel du catamaran. Durant la nuit, l’orage a éclaté, ce qui m’a permis de prendre de la vitesse avec des pointes à 26 noeuds. C’était un Bol d’Or plein d’adrénaline. À refaire absolument! 

    On dit souvent qu’il y a une grande part de chance sur le lac, pensez-vous avoir été chanceux ou est-ce principalement le fruit du travail de toute votre équipe?

    XR: En effet il y a toujours des surprises sur le Léman car la typologie environnante influence grandement les vents. Du coup, quand on s'engage sur le Bol d'Or Mirabaud, on sait que l'on va rencontrer des vents différents en fonction de notre position sur le lac. Et entre chaque type de vent, il y a des transitions, c’est-à-dire des zones où le vent est quasi nul, des zones qui vont arrêter les premiers et permettre aux poursuivants de revenir. Il est donc important de sortir de ces zones-tampon dans le peloton de tête et pour cela il faut un peu de réussite, mais surtout une bonne observation du plan d'eau. La part de chance n'est pas si grande que ça, on retrouve la plupart du temps les meilleurs équipages dans le peloton de tête. Mais il en faut un peu et surtout il faut savoir aller provoquer cette chance, aller la chercher en restant concentré sur ses manoeuvres, sur la conduite du bateau, sur les réglages et sur les choix stratégiques et tactiques. 

    L'épreuve est longue, il y a de multiples manoeuvres et de nombreux choix stratégiques à faire. Il faut être bien préparé pour espérer y briller. C'est un subtile mélange de travail sérieux à bord, de concentration durant toute la durée de la course, avec un zeste de réussite qui peut mener à la victoire.

    Les catamarans de sport ont-ils leur place au Bol d’Or Mirabaud selon vous?

    RM: Absolument, mais d'une certaine taille afin de garantir le rythme même dans le petit temps.

    Quelle a été la clé de votre succès? Le moment qui a tout changé?

    RM: La concentration et la détermination. Car même en ayant dû nous dérouter sur une plage française pour chavirer le bateau et réparer la drisse de spi, nous n’avons pas perdu notre motivation et sommes même revenus dans la course!

    XR: Lors du retour sur Genève, à la hauteur de Thonon, une transition entre deux vents s’est présentée, avec un nouveau regroupement en tête de la flotte. Les bateaux démarraient puis s'arrêtaient à tour de rôle. Le vent était très instable et notre tacticien, Erwan Israël, nous a proposé une route différente de celle de nos adversaires. Alors qu’ils partaient chercher du vent à la côte française, nous avons décidé de faire route directe sur Yvoire. Limiter la distance à parcourir a été notre choix et il s'est avéré être le bon. 

    Il y a eu d'autres moments importants tout au long de la course, mais celui-ci a été le dernier car il a permis à Ladycat powered by Spindrift Racing de passer la pointe d'Yvoire en tête et d'attraper le Séchard qui soufflait dans le petit lac en premier. Lorsque j'ai vu que le Jet d'eau était éteint, j'ai annoncé à l'équipage que le Séchard nous accompagnerait jusqu'à l’arrivée.

    Xavier, quel est selon vous le secret d’une bonne navigation au Bol d’Or Mirabaud?

    Je ne sais pas s’il y a un secret pour bien naviguer sur le Bol d’Or Mirabaud. En tous cas, si il y en a un, je ne le connais pas! Nous l'abordons comme une régate classique, tout en sachant que ce sera différent. En fait, c'est surtout d'un point de vue stratégique et tactique que c'est différent car c'est une course longue distance. Le terrain de jeu est aussi bien plus grand que sur un Grand Prix composé de courses de trente minutes. Pour le reste, nous fonctionnons exactement comme d’habitude: commencer par prendre un bon départ pour pouvoir réaliser notre stratégie, notre course, être conscients qu'on ne sera pas toujours au bon endroit et garder un niveau de combativité élevé tout au long de la course.

    Robin, qu’avez-vous appris et que feriez-vous différemment?

    Je pense qu’une meilleure préparation du bateau aurait facilité notre course. Sinon, je suis très satisfait de ma régate. Nous avons tracé notre chemin sans nous laisser influencer.

    Et serez-vous sur la ligne de départ l’an prochain?

    Je serais présent et motivé comme jamais! 

    Xavier, en remportant l’édition 2016, avez-vous la pression pour l’an prochain?

    Cette victoire avec toute l'équipe de Ladycat powered by Spindrift Racing n'ajoutera pas de pression supplémentaire à celle que j'ai naturellement avant chaque course. La pression permet d'avancer, de se poser les bonnes questions, de rester concentré. Après les victoires de 2010 et de 2014, ce nouveau succès montre que Dona Bertarelli et Yann Guichard, co-fondateurs de l'écurie de course Spindrift Racing, ont créé une équipe solide, en quête permanente de performance. Le travail, la préparation et le sérieux feront que la pression restera celle que nous connaissons chaque fois que nous mettons les pieds à bord d'un bateau aux couleurs de l’écurie.
     

    Programme hivernal 

    © Loris von Siebenthal


    À dix mois du Bol d’Or Mirabaud 2017, le Comité d’organisation dévoile la date de la 79ème édition. Régatiers, le Bol d’Or se tiendra donc du 16 au 18 juin 2017! 

    Durant l’automne, le Comité s’attellera à organiser la traditionnelle soirée des bénévoles, pour les remercier de leur engagement et leur travail durant ce week-end chargé. « Cette soirée se déroulera à la mi-octobre. Elle nous permet de remercier tout le monde, mais aussi de lancer le recrutement en vue de l’édition prochaine », explique Laurence Zanon, directrice de l’événement. 

    Ces derniers mois ont été consacrés aux différents debriefings avec les multiples acteurs de l’événement. « Une fois ces debriefing terminés, nous pouvons nous lancer dans la préparation de la prochaine édition », explique encore Laurence. « Plusieurs idées ressortent de ces discussions. Nous étudions la faisabilité de chacune et nous en retenons certaines, que nous mettrons en place dès 2017, ou  2018. »

    Actuellement en pourparlers avec la CGN, la SNG souhaite favoriser l'accès du public sur le parcours  à bord des vapeurs emblématiques du Léman. Affaire à suivre…

     

    Statistiques médias 2015-2016


    Le Bol d’Or Mirabaud 2016 a bénéficié d’une excellente couverture médiatique dans l’ensemble du pays. Grâce à l’Argus de la Presse, il est possible de valoriser cette dernière, à l’aide d’un savant calcul. Ainsi, la valeur totale cumulée des articles, programmes TV et autres diffusions radio concernant le Bol d’Or Mirabaud 2016 s’élève à près de CHF 600’000.-

    Pour les régatiers du dimanche (ou du samedi), ces chiffres peuvent sembler anecdotiques; ils ont cependant une réelle valeur pour les nombreux concurrents du Bol d’Or Mirabaud dont les voiliers sont sponsorisés, que ce soit par une grande banque ou une manufacture horlogère, ou des entreprises plus locales et modestes comme c’est aussi souvent le cas. 

    Nous mettons ces statistiques à votre disposition; n’hésitez pas à les utiliser dans le cadre de vos recherches de partenaires en vue de l’édition 2017 du Bol d’Or Mirabaud. 

     

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